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    : La foi au menu

    Burger’s Priest est une entreprise fondée sur le principe de la réciprocité. avril 19, 2021 Ken Ramstead

    Si vous entrez dans un restaurant Burger's Priest, vous vous rendrez compte que vous n’êtes pas dans un établissement de restauration rapide générique. Des citations bibliques ornent les murs, et les hamburgers portent des noms comme le grand prêtre, la fournaise ardente, l’Arche de Noé, la tour de Babel et le Jugement dernier.

    Les citations de la Bible et les noms humoristiques attribués aux hamburgers ne servent pas seulement à décorer ou à divertir.

    « Toute notre entreprise repose sur Actes 20:35 : “Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir”. Ce verset encapsule tout », dit Alex Rechichi, chef de la direction générale d’Extreme Foods, partenaire de Burger’s Priest. « Ce n’est pas uniquement une question de foi, mais de faire ce qui est approprié, et la philosophie du restaurant repose sur ce concept. »

    Naissance d’un concept
    Le premier Burger’s Priest a ouvert ses portes en juin 2010, à Toronto. Son fondateur, Shant Mardirosian, était étudiant à la Tyndale University.

    Originaire de la Californie, Mardirosian possédait de l’expérience dans l’industrie alimentaire. Il a mis sa vocation sacerdotale en veilleuse pour tenter sa chance dans celle de la restauration. Le menu se composerait notamment de hamburgers à l’ancienne, dont il raffolait lorsqu’il était enfant.

    Le restaurant Burger’s Priest a rapidement attiré une légion d’adeptes, mais également l’attention d’Alex, propriétaire de quelque 300 restaurants au Canada et aux États-Unis.

    « Je me souviens que des amis m’ont dit : “Tu dois goûter aux hamburgers de ce Burger’s Priest.” Et je leur répétais toujours que je n’étais pas un amateur de hamburgers. »

    Alex s’est finalement laissé persuader.

    « J’ai pris une bouchée, j’ai regardé mon associé et lui ai dit : “Bonté divine! C’est incroyable!” »

    Alex a rencontré Shant qui était sur le point d’ouvrir un troisième Burger’s Priest, et les deux hommes ont décidé de s’associer. Shant a fini par se retirer de l’entreprise et Alex est devenu l’unique propriétaire. La chaîne compte aujourd’hui 25 restaurants situés à Toronto, à Ottawa et à Edmonton. Alex envisage d'en ouvrir d’autres dans tout le Canada, d’ici deux ans.

    Donner en retour
    Homme de foi dont les enfants fréquentent une institution d’enseignement chrétienne, Alex souhaite continuer d’adhérer à la philosophie de la marque de commerce.

    « Mes connaissances bibliques ne sont certainement pas aussi approfondies que celles de Shant, mais au fil des ans, nous avons eu de nombreuses discussions sur la foi et la religion, explique Alex. L’une des choses que j’ai apprises de Shant, c’est la façon dont l’organisation a toujours donné en retour. Shant a toujours soutenu les causes qui lui tiennent à cœur. C’est dans cette optique que nous allons poursuivre nos activités. »

    Ce concept a pris tout son sens dans la stratégie adoptée par Burger’s Priest pendant la pandémie de COVID-19.

    Retour d’ascenseur
    Burger’s Priest n’a pas été épargné par les effets dévastateurs de la pandémie sur l’industrie de la restauration.

    « L’an dernier, notre objectif était de rouvrir nos restaurants, précise Alex. Nos employés avaient besoin de travailler pour subvenir aux besoins de leurs familles. »

    À cet égard, la chaîne de restaurants a lancé la campagne « Aie la foi », et créé un nouveau hamburger pour célébrer ses dix années d’existence. Présenté comme l’« aliment réconfortant ultime au temps de la COVID », ce classique consiste en un hamburger garni de fromage, de bacon trempé dans le sirop d’érable et servi entre deux beignets cuits au four et grillés au beurre, le tout nappé de sucre à glacer. Le produit de la vente des hamburgers et de produits promotionnels était versé à The Full Plate, un organisme sans but lucratif de Toronto, qui vient en aide aux travailleurs des secteurs de l’hôtellerie et de la restauration.

    « Nous avons su nous adapter, signale Alex. Malheureusement, un grand nombre de restaurants et de petits commerces continuent d’en arracher. »

    Burger’s Priest a également organisé un concours dont le prix à gagner était de 10 000 $. Les participants devaient soumettre une vidéo ou un essai dans lequel ils proposaient une personne méritante, une petite entreprise ou une organisation caritative, à laquelle le gagnant du concours verserait son prix. En retour, ce dernier avait droit à des hamburgers gratuits pendant un an!

    « Le concours visait à donner en retour à la collectivité, déclare Alex. Quoi de mieux pour célébrer que de donner! »

    Retour à la normale
    Une initiative semblable a été mise en œuvre dans d’autres restaurants de la chaîne. Cette fois-ci, on demandait aux employés de proposer le nom d’un collègue de travail qui a exercé une influence positive sur eux.

    « C’est incroyable, lance Alex en souriant. J’ai lu leurs propositions et été surpris par ce que les employés disaient au sujet des personnes nommées. 

    « Je suis fier des contacts que nous établissons avec nos clients, mais les liens qui unissent les membres de notre personnel sont simplement remarquables. Cela se reflète sur tous, y compris sur ma famille, mes collègues et le reste de l’équipe. »

    Alex travaille dans l’industrie de la restauration depuis l’âge de 21 ans.

    « J’ai ça dans les veines. C’est une passion. Mais ce que j’apprécie le plus, ce sont les gens avec qui je travaille.

    « Comme tout le monde, je veux que tous restent en santé. La sécurité est notre priorité, conclut Alex. J’attends avec impatience le jour où nous pourrons interagir avec les gens comme nous avions l’habitude de le faire. »

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